Loading...

La guêpe commune | Vespula vulgaris

Guêpe commune - Vespula Vulgaris

Guêpe commune

Description : Reine mesurant de 16 à 19 mm, ouvrière 11 à 14 mm et mâle 13 à 17 mm. Dessins très variables. De face, clypéus avec, en général, une bande noire longitudinale s’élargissant en bas en forme d’ancre mais qui peut aussi se présenter sous forme de trois taches. Echancrure interne de l’oeil composé entièrement de jaune.

Tempes (côté de la tête en arrière des yeux) jaunes avec une tache noire. Bande jaune sur le pronotum non élargie.

Période de vol : Avril à octobre

Habitat : Terrains dégagés, secs à moyennement humides.

Distribution : Commune partout, la plus commune avec la guêpe germanique.

Face de guêpe commune

Vue frontale de la tête et de la « marque noire » qui identifie l’espèce (flèche vers le bas)

Moeurs : La jeune reine hiverne, elle quitte ses quartiers d’hiver en général en avril et commence par chercher des sources de nourriture (saules en fleurs, par exemple, dont elle lèche le nectar) et, environ deux à trois semaines plus tard, un emplacement approprié pour fonder sa colonie.

Elle choisi un endroit sombre et dissimulé, tel un ancien nid souterrain de micromammifère (rongeur, par exemple) ou un endroit isolé à l’intérieur d’un bâtiment.

Elle accomplit seule les opérations de fondation. Comme matériau de construction, elle collecte des fibres de bois en décomposition avec lesquelles elle fabrique une sorte de papier fragile en les mélangeant avec sa salive.

En fonction de l’origine des fibres le nid prendra plus tard (comme chez le frelons, mais différement des autres guêpes) une coloration brun-jaune à brun-rouge avec des bandes claires et foncées. Ces bandes correspondent toujours à un nouvel apport de matériau.

Cellules d'un nid de guêpes communes

Cellules de développement larvaire. celles qui sont couvertes sont occupées par des larves en cours de métamorphose

La reine construit d’abord quelques cellules, ou alvéoles (10 à 20 environ), ouvertes vers le bas, pond un oeuf dans chacune et entoure l’ensemble d’une enveloppe protectrice en forme de cloche (involucre), également ouverte vers le bas, avec le même matériau de construction.

Après l’éclosion, elle nourrit les larves avec des insectes (mouches principalement, chenilles) capturés, tués d’une piqûre, dépecés en petits morceaux et réduits en bouillie. Après avoir été nourries, les larves sécrètent, au moindre contact, une goutte de liquide salivaire que la reine lèche pour s’alimenter (phénomène d’échange de nourriture, ou trophalaxie).

Quelques semaines après la fondation de la colonie, les premières ouvrières apparaissent. Ce sont des femelles stériles, dont l’appareil reproducteur est atrophié (phénomène de carence alimentaire). Comme elles ne peuvent produire d’oeufs, elles aident la reine à élever le couvain et à construire de nouvelles cellules.

Dès que les ouvrières sont assez nombreuses, la reine abandonne ses activités pour se consacrer uniquement à la ponte. Le nid se transforme vite en un rayon plat. Comme il s’élargit, son enveloppe est constament adaptée aux nouvelles dimensions.

Le diamètre du rayon augmentant, un deuxième est construit au dessous du premier, relié à celui-ci par des piliers (ou colonnettes) édifiés avec le même matériau. D’autres rayons viennent ensuite s’ajouter et, à la fin de la saison, le nid peut en compter plus de dix superposés. Par l’adjonction de nouveaux rayons, le diamètre du nid augmente car des cellules sont constament ajoutées sur le pourtour des rayons bâtis.

La ponte a toujours lieu dans les alvéoles périphériques, construits en dernier, mais aussi plus tard dans ceux libérés après l’émergence des imagos. Le nid, d’abord de la taille d’un oeuf de pigeon, peut atteindre 30 cm de diamètre et plus. Dans les nids souterrains, quelques ouvrières s’occupent en permanence d’agrandir la cavité, devenue trop étroite, en creusant et en évacuant la terre.

La colonie se développant, la nourriture des larves devient plus abondante et des femelles parfaitement développées apparaissent, mais elles ne sont pas fécondées, en absence de mâles. Ces femelles pondent des oeufs, en petits nombre, mais ceux-ci ne donnent naissance qu’à des mâles (chez les hyménoptères les oeufs fécondés donnent naissance à des femelles, les autres à des mâles).

Au fur et à mesure que la saison avance, la reine pond aussi de plus en plus d’oeufs non fécondés, de sorte que, peu à peu, des mâles apparaissent à côté d’oeufs fécondés donnant naissance à des reines.

A la fin de l’été les mâles s’accouplent avec les jeunes reines et meurent peu après. A l’apogée de son développement (la plupart du temps en août-septembre), la colonie peut atteindre 7000 individus. Mais en automne, les ressources alimentaires diminuent, la vieille reine et toutes les ouvrières meurent. Les premiers froids nocturnes ont raison de toute la colonie et, en quelques semaines, le nid se détériore.

Seules les jeunes femelles fécondées échappent à ce sort. Elles ont fait des réserves de graisses et de glycogène suffisante pour passer l’hiver dans un refuge sûr (sous l’écorce d’un arbre ou dans un nid de micromammifère, par exemple). L’année suivantes elles auront pour tâche de fonder à leur tour une nouvelle colonie.

Mais beaucoup périssent pendant l’hiver ; nombreuses sont celles qui ne parviennent pas à fonder la phase critique de fondation de la colonie, pendant laquelle elles sont complétement livrées elles-mêmes. Ceci se produit surtout lorsque des périodes de mauvais temps prolongées, en mai-juin, provoquent une pénurie alimentaire pour la jeune reine.

Espèce semblable : Surtout Vespula Germanica, dont elle se distingue toutefois par les caractéristiques précitées (dessin du clypéus, des tempes, forme des bandes sur le prothorax et les côtés).

Statut: Espèce non menacée.

2018-04-28T15:37:36+00:00 Catégories : Guêpes sociales, Hyménoptères|0 commentaire